samedi 14 février 2009

L'ILE SAINT-PIERRE - JEAN-JACQUES ROUSSEAU ou le rêve d'une adolescente...


A la belle saison, quand nous étions certains qu'aucun nuage ne viendrait obscurcir notre dimanche, nous partions à vélo à l'Ile St-Pierre. En fait d'île, ce n'est qu'une presqu'île.
Nous nous rendions jusqu'à Erlach à vélo, puis à pied, nous prenions la longue bande de terre qui mène à l'Ile St-Pierre proprement dite.
La première fois, si je me souviens bien, c'était avec nos parents que nous avions fait cette excursion. Par la suite, ce lieu devint notre escapade de prédilection. A ce jour, c'est un souvenir heureux de mes jeunes années, du début de mon adolescence.
Ce lieu mythique favorisait mon imaginaire et portait à la rêverie.
Cet endroit célèbre, grâce au séjour de Rousseau, pris encore plus d'importance pour moi plus tard, quand je découvris une partie de son oeuvre, en particulier Le Contrat Social. Pour l'époque de cet écrit quel progrès! Enfin, l'on songeait au peuple des travailleurs. De nos jours, où tous nos acquis sociaux s'amenuisent, nous devrions nous en rappeler.
Je découvris aussi plus tard que Rousseau pratiquait la botanique. Cela m'avait beaucoup impressionnée car j'ai toujours eu, avec la nature et les plantes, une relation particulière. Je n'ai jamais cessé d'être en admiration devant la beauté et la perfection des fleurs, des plantes et des arbres. Souvent, je leur parle.

J'ai beaucoup admiré Rousseau , même si, sur le plan de la famille je ne l'ai pas approuvé. "On ne peut donner ce que l'on n'a pas reçu".

Parlant de la botanique par Rousseau, j'ai été très heureuse de découvrir qu'il avait pratiqué cette science au Creux du Vent (Ne) où je fis une de mes premières courses d'école. Je me souviens encore de l'histoire qui disait que c'était là qu'on avait tué le dernier ours... (à suivre)

Pour faire suite à mon annonce du printemps, malgré le froid et la neige de la St-Valentin , je vous présente mon cahier de cours: LA MESANGE CHARBONNIERE.

Son nom de charbonnière lui vient de la sombre calotte qui lui couvre la tête. Elle est richement vêtue, de couleurs variées et choisies. La joue blanche brille encadrée de noir, le dos vert et l'aile bleue ressortent sur la gorge noire et jaune. Chaque plume a son système de coloration, sa note, sa nuance.

dimanche 8 février 2009

LIGNIERES, NODS, LES CHAMPS DE JONQUILLES SAUVAGES.


  C'est l'un de mes meilleurs souvenirs d'enfance.
Dans les années 1955 - 1956, je ne pensais qu'à explorer d'autres contrées, partir à la découverte d'autres horizons.
Il est vrai que dans ces années-là, très peu de personnes disposaient d'une voiture. Nous devions souvent attendre la course d'école annuelle pour découvrir une autre contrée.
Par contre, jeunes adolescents, nous partions, sans hésiter, pour de longs périples sur notre vélo.
Au début du printemps, à peine les premières violettes épanouies, nous allions, sans peur ni crainte, jusqu'au pied du Chasseral pour cueillir les premières jonquilles. C'était bien des kilomètres avec souvent encore un froid à peine supportable.
Et pourtant, de ces moments  d'intenses efforts, je me souviens surtout du parfum des pâturages. Ce parfum, je l'ai retrouvé bien plus tard, en Gruyère, dans les champs de narcisses. Une odeur de fumure, de renouveau, de promesses à venir.
Quel bonheur lorsque nous redescendions dans la plaine, de contempler, sur notre guidon et notre porte-bagage, plein de petits bouquets de jonquilles à peine écloses. (à suivre)

Aujourd'hui, malgré la neige qui tombe depuis deux jours sans discontinuer, je vous annonce le printemps et vous présente mon cahier de cours LA MESANGE BLEUE.

Généreuse ou cruelle, poltronne ou courageuse, la mésange bleue est la mésange bleue, c'est-à-dire l'un des hôtes les plus gracieux de nos bosquets.

mardi 3 février 2009

LA SARCELLE ET LA BECASSINE ... pour prendre le large !


Dans ce petit village au pied du Mont-Vully où je suis née et ai passé toute mon enfance, le seul moyen pour se rendre à la ville voisine, Morat, c'était de prendre le bateau qui desservait, 4 fois par jour, les ports de Môtier et de Praz.
Deux bateaux assuraient le service à tour de rôle, La Bécassine et La Sarcelle.
Les jours fériés et les dimanches, par contre, nous avions le plaisir d'admirer deux plus grands bateaux à roue, Le Neuchâtel et l'Yverdon qui, par le canal de la Broye, transportaient les visiteurs depuis Neuchâtel.
Dès l'âge de sept ans, pour aller consulter le dentiste ou le médecin, nous prenions La Sarcelle ou La Bécassine sous la protection du maître de bord, Monsieur Germont, lequel veillait sur nous.
Par tous les temps, même en hiver, lorsque le bateau tanguait dans tous les sens avec des vagues qui passaient par dessus le toit. Dans cet espace, envahi par la fumée des cigares des messieurs, sans oublier le poêle à charbon rougeoyant, angoissés, sans le montrer, nous priions de ne pas couler.
Les jours de grand froid, seul le parcours du bateau de service était dégagé par le brise-glace. Ces jours-là, c'était pour nous un bonheur de faire du patin. Nous avions de vieux patins vissés sous nos souliers "nos choques" comme nous les appelions. Nous n'avions aucune peur des crevasses qui se formaient par endroits. Nous sautions d'un bord à l'autre.
En automne, au port de Morat, dans la brume de novembre, tout était nostalgie. C'était comme si nous vivions en dehors du temps, dans un rêve, au pied de cette ville historique. Seules les mouettes quémandeuses nous rappelaient à la réalité. (à suivre).

Le 14 février est toujours, ici en Gruyère, la date à laquelle on voit poindre la première nivéole.
C'est pourquoi, aujourd'hui, après un hiver qui n'en finit pas, je vous présente mon cahier,
LE ROUGE-GORGE, parmi les nivéoles, fleurs annonciatrices du printemps.

Ce cours est très complet. Tout est détaillé, de l'oiseau jusqu'à la petite brindille, y compris les nivéoles.