dimanche 8 février 2009

LIGNIERES, NODS, LES CHAMPS DE JONQUILLES SAUVAGES.


  C'est l'un de mes meilleurs souvenirs d'enfance.
Dans les années 1955 - 1956, je ne pensais qu'à explorer d'autres contrées, partir à la découverte d'autres horizons.
Il est vrai que dans ces années-là, très peu de personnes disposaient d'une voiture. Nous devions souvent attendre la course d'école annuelle pour découvrir une autre contrée.
Par contre, jeunes adolescents, nous partions, sans hésiter, pour de longs périples sur notre vélo.
Au début du printemps, à peine les premières violettes épanouies, nous allions, sans peur ni crainte, jusqu'au pied du Chasseral pour cueillir les premières jonquilles. C'était bien des kilomètres avec souvent encore un froid à peine supportable.
Et pourtant, de ces moments  d'intenses efforts, je me souviens surtout du parfum des pâturages. Ce parfum, je l'ai retrouvé bien plus tard, en Gruyère, dans les champs de narcisses. Une odeur de fumure, de renouveau, de promesses à venir.
Quel bonheur lorsque nous redescendions dans la plaine, de contempler, sur notre guidon et notre porte-bagage, plein de petits bouquets de jonquilles à peine écloses. (à suivre)

Aujourd'hui, malgré la neige qui tombe depuis deux jours sans discontinuer, je vous annonce le printemps et vous présente mon cahier de cours LA MESANGE BLEUE.

Généreuse ou cruelle, poltronne ou courageuse, la mésange bleue est la mésange bleue, c'est-à-dire l'un des hôtes les plus gracieux de nos bosquets.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire